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Enquête sur les déplacements des habitants du sud de l’Oise

publié le 13/11/2017
busetude

L'ACSO vient de recevoir les premiers enseignements d’une longue enquête sur les déplacements des habitants du sud de l’Oise

Un diagnostic qui sera décliné dans un Plan de Déplacements Urbains (PDU), et servira de base aux actions à programmer pour répondre aux besoins de chacun

L’enquête qui vient de s’achever est pour sa part similaire à celles conduites dans 90 autres territoires de l’Hexagone. Elle procure aux élus communautaires des possibilités de comparaison propres à tracer des pistes d’interventions. Ainsi, sur cette véritable photographie des mobilités quotidiennes, de grandes tendances émergent à partir des 780 550 déplacements quotidiens relevés dans le sud de l’Oise, dont presque 300 000 de, vers et dans l’Agglomération Creil Sud Oise, ce qui traduit son attractivité.

Un audit a grande échelle

  • 5 018 personnes interrogées en 5 mois
  • 6 intercommunalités
  • ont particpé à l’enquête
  • 86 communes
  • 253 954 habitants sont concerné

La sacro-sainte voiture

Impossible d’échapper à l’hégémonie de la voiture. Dans le sud de l’Oise, elle représente 61 % des parcours (51 % comme conducteur, 10 % en tant que passager). Cependant, c’est un peu moins que la moyenne nationale (68 %). « La différence profite à moitié aux déplacements à pied (28 % contre 23% en France) et à ceux en transports en commun (9 % contre 5 % en France), observe le technicien interrogé. « L’utilisation du train est majorée par la proximité de l’Ile-deFrance. » Le choix du vélo n’intéresse qu’1 % des habitants de l’Oise, contre 2 % en France. La surreprésentation du déplacement en voiture s’observe surtout aux heures de pointe, donc pour les actifs. « Et la marche à pied dépasse le niveau national en particulier parce que le territoire est concentré et dense. Les pôles d’attractivité (commerce, services publics, gares…) s’avèrent facilement accessibles à pied ».

+ 38 % de temps de trajet que la moyenne

Pour les habitants du sud de l’Oise, le temps moyen consacré aux déplacements est d’1h20 : c’est 38 % de plus que la moyenne nationale (58 minutes), et concerne surtout ceux qui travaillent en Ile-de-France. En moyenne, ils circulent durant 35 minutes entre leur domicile et leur travail, mais ce temps est doublé (68 minutes) lorsque le lieu de travail se trouve en Ilede-France ! Les motifs de déplacements sont à 41 % depuis ou vers le domicile, 14 % pour le travail, 12 % pour accompagner quelqu’un, 8 % pour les loisirs, 5 % pour l’éducation, 4 % pour un achat en grande surface et autant pour la santé, les démarches administratives, la recherche d’emploi, et 3,5 % pour rendre visite à un proche.

Et maintenant, concrètement ?

L’ACSO n’a pas attendu de disposer de cette enquête complète pour réaliser des opérations. Pour preuve ce nouveau circuit en voie douce entre le carrefour des Forges à Montataire, le Pont Y tout récemment réaménagé, la passerelle Mandela au-dessus de l’Oise, la côte à Cri-Cri et le Plateau Rouher réaménagé à Creil. Il sera prochainement complété d’une liaison sécurisée jusqu’au hameau de Magenta à la sortie de Montataire. A présent, l’audit sur les déplacements va servir à alimenter une réflexion sur trois ans pour concevoir un Plan de Déplacements Urbains (PDU). Une obligation pour les zones de plus de 100 000 habitants, mais que les élus de l’ACSO ont voulu étendre afin de raisonner sur un territoire plus large et plus pertinent. Le PDU reprendra le diagnostic expliquant comment fonctionne le territoire en termes de mobilité, et détaillera une série d’actions à mener. Le processus de concertation prévoit aussi l’organisation de réunions publiques. Les collectivités territoriales devront articuler leurs projets et leurs efforts pour faire aboutir des actions communes et des opérations propres à chacune d’entre elles.
Notons que ce PDU, dont la durée d’application est de dix d’ans, sera une première nationale suivie particulièrement par les services de l’Etat, car il concerne une communauté d’agglomération et des communautés de communes, des zones urbaines et des secteurs ruraux, des activités variées et des populations hétérogènes.

 

Pour consulter l'étude c'est ici

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