Bornes à déchets alimentaires

Chaque habitant des 11 communes du territoire produit par an en moyenne 258 kg de déchets dont 116 kg de déchets alimentaires. Grâce aux points d’apport volontaire, tout le monde peut transformer ses déchets alimentaires en ressources !

Parce que chaque geste compte, ensemble, donnons de la ressource à nos déchets !

La Communauté d’Agglomération Creil Sud Oise (ACSO) déploie un réseau de bornes d’apport volontaire pour valoriser les déchets alimentaires et organiques. Ce projet permet la couverture complète de l’agglomération, facilitant ainsi le tri et la valorisation des déchets pour chaque habitant. Découvrez les avantages du compostage, ainsi que les modalités de retrait de votre bio-seau.

 

Pourquoi trier ?

L’objectif du tri à la source des biodéchets est de réduire de près de 40 % le volume des ordures ménagères. Cette démarche permet de diminuer la part des déchets incinérés, avec un double impact : réduction des émissions polluantes et meilleure valorisation des matières organiques.

Les biodéchets (restes de repas, épluchures, marc de café, etc.) sont constitués à environ 70 % d’eau. Jetés avec les ordures résiduelles, ils sont dirigés vers l’incinération. Cela revient, en grande partie, à brûler de l’eau, ce qui représente un gaspillage énergétique et génère des émissions évitables de gaz à effet de serre.

Triés séparément, les biodéchets sont pris en charge dans le cadre d’un processus de compostage industriel. Ils sont ainsi transformés en compost de qualité, utilisé majoritairement par les agriculteurs.
Ce compost permet d’enrichir naturellement les sols, contribuant ainsi à un véritable cercle vertueux de retour à la terre : les déchets organiques deviennent une ressource au service de l’agriculture et de l’environnement.

Trier ses biodéchets permet donc :
• de réduire la quantité de déchets incinérés,
• de limiter les émissions de gaz à effet de serre,
• d’éviter le gaspillage énergétique lié à l’incinération de matières très humides,
• et de favoriser le retour au sol de la matière organique, dans une logique de durabilité.

Que deviennent les déchets alimentaires collectés?

Les déchets alimentaires sont collectés par la société ValOrbioCompost qui remplace le bac plein de déchets par un bac propre.

Les déchets sont ensuite traités sur sa plateforme de compostage industriel de ValOrbioCompost, localisée à Villeneuve les Sablons dans l’Oise. Ce traitement permet un retour aux sols sous forme d’amendement organique. La durée de traitement du compost va de 6 mois à 1 an.

ValorbioCompost commercialise son compost normé, qui est utilisable en agriculture biologique, principalement auprès de maraîchers et pour des espaces sportifs engazonnés qui apprécient sa petite granulométrie (10 mm).
ValorbioCompost commercialise également une part plus modeste à des particuliers qui souhaitent amender leur potager ou leurs pelouse/massif.

 

La mise en place des bornes de collecte des déchets alimentaires est-elle respectueuse de la ressource en eau ?

Le lavage et la désinfection des bacs de collecte sont consommateurs de la ressource en eau. Cependant la laveuse automatique haute pression utilisée par ValorbioCompost réduit très fortement cette consommation grâce à la haute pression (200 bars) sur chaque buse 360° et au système de récupération et filtration des eaux qui permet ainsi d’économiser au maximum la ressource en eau. Les eaux grises évacuées lors du lavage sont récupérées dans un vaste bassin de stockage. Cette eau est ensuite réutilisée dans le processus de compostage pour maintenir l’humidité nécessaire dans les andains lors des saisons chaudes et sèches.

Par ailleurs, l’utilisation de compost est bénéfique à la protection de la ressource en eau : les sols enrichis en matière organique (compost) augmentent leur capacité de rétention d’eau. Cela réduit donc le besoin d’irrigation en agriculture ou pour les espaces verts.

Enfin, les biodéchets alimentaires contiennent une très grande proportion d’eau (70% à 90% pour certains comme les restes de légumes et fruits). Avant la mise en place des bornes de collecte, leur incinération n’était donc pas une voie très respectueuse de leur nature « humide ». De plus, un centre de valorisation énergétique est également consommateur d’eau (33 000 m3 / an entre les prélèvements dans le réseau public et le milieu naturel) pour ses différents besoins (process, lavage, réseau incendie etc…).

Ainsi, rapporté à la tonne traitée/valorisée, le compostage incluant le lavage des bacs de collecte demeure plus économe en eau que le traitement par incinération appliqué aux ordures ménagères.

 

🌱 Une action soutenue par l’ADEME